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  • JOURNÉES D'ÉTUDES
    La critique musicale dans le monde hispanophone et lusophone au XXe siècle : formes, styles, écritures
    Timothée PICARD et Thomas Le COLLETER
    dans le cadre d’un programme concernant « la critique musicale au XXe siècle » (Institut Universitaire de France, Timothée Picard)
    samedi 12 mars 2016 Maison de la Recherche de Paris Sorbonne, salle 40
    S’agissant de la musique, le statut de l’Espagne dans le concert européen des nations au tournant du XXe siècle présente une particularité. Après une période de relative mise à l’écart, la Péninsule refait progressivement surface à la fin du XIXe siècle, pour connaître un essor sans précédent dans le premier tiers du XXe, à telle enseigne que la critique espagnole a pu parler d’Edad de plata (« Âge d’argent ») pour qualifier le rayonnement des arts et de la culture pendant cette période[i]. C’est ainsi que le pays cesse peu à peu de constituer l’alibi d’un orientalisme à portée de main, nourrissant principalement l’imaginaire des compositeurs français, de Chabrier à Debussy, pour s’affirmer comme véritable nation musicale, non plus seulement objet thématique à la mode porteur d’exotisme et de couleur locale, mais désormais sujet à part entière d’une aventure musicale. De manière emblématique, la Sociedad Nacional de Música, fondée en 1915 sur le modèle de la Société Nationale de Musique créée par Saint-Saëns une quarantaine d’années auparavant, se fait le vecteur d’une véritable « restauration musicale », selon l’expression de ses créateurs.
    Or, cet essor général s’accompagne de ce que Raquel Sarría Márquez qualifie d’« âge d’or » de la critique musicale en Espagne. On assiste en effet durant cette période à un grand mouvement de rénovation de la musicographie, illustré par le travail de personnalités emblématiques du monde musical de l’époque : Rogelio Villar, José Subirá, Joaquín Nin, Adolfo Salazar ou Miguel Salvador. Ce mouvement de fond, qui s’illustre aussi par l’institutionnalisation progressive de la musicologie, jusqu’ici considérée comme une pratique amateur, et qui, à travers la figure du catalan Higini Anglès, accède progressivement au statut de science humaine, contribue à la naissance et à l’affirmation d’une critique musicale spécialisée. Parallèlement à la progressive formation intellectuelle et universitaire d’un grand nombre de musiciens, et à la publication d’essais de la part des grands penseurs du temps, la critique se développe également au sein de la presse, et les revues culturelles à vocation généraliste, comme la Revista de Occidente ou la Gaceta Literaria, publient fréquemment des articles consacrés à la musique.

    Dans ce contexte, il s’agira d’interroger ce qui fait la spécificité de la zone linguistique hispanophone et lusophone dans l’élaboration de la critique musicale au XXe siècle, en étant sensible à son évolution au cours du siècle. On s’interrogera notamment sur l’interaction entre les supports et les genres de la critique pratiqués : presse (El Sol,la Revista Musical Hispano-americana, Ritmo, Música, etc.), écrits de musicographes (Villar, Subirá, Salazar), de compositeurs (Falla, Turina), de poètes (Gerardo Diego, Juan Ramón Jiménez) et sur la manière dont ces supports et l’identité des différents acteurs sont susceptibles d’influencer le genre et sa réception, aussi bien d’un point de vue stylistique qu’idéologique, ainsi que sur les débats esthétiques parfois virulents qui opposèrent les tenants d’écoles musicales antagonistes (par exemple Villar ou Julio Gómez vs. Salazar) et qui portent en eux des conceptions implicites sur la forme et les fonctions de la critique musicale.

    PROGRAMME

    > Accueil des participants (9h30-9h45)

    > Introduction de la journée (9h45-10h),
    par Véronique Gély, directrice du CRLC – Paris Sorbonne, Stéphane Lelièvre, responsable de l'axe « littérature et musique » du CRLC, Thomas Le Colleter et Timothée Picard

    > 10h – 1e session : Enjeux esthétiques et idéologiques de la critique

    Président de séance : Stéphan Etcharry

    Teresa Cascudo García-Villaraco (Universidad de la Rioja) : La “musicalité moderniste” venue de Paris dans la presse madrilène du début du xxe siècle.

    María Nagore Ferrer (Universidad Complutense de Madrid) : Les concepts de ‘nationalité’ et ‘modernité’ dans la critique musicale espagnole au début du xxe siècle.

    10h50 : discussion / 11h : pause

    > 11h15 – 2e session : La figure de l’artiste-critique (1)

    Présidente de séance : Teresa Cascudo García-Villaraco

    Virginie Giuliana (Université de Neuchâtel/Université de Lyon II) : La musique, une conscience éthique et esthétique : quelques réflexions sur la critique musicale de Juan Ramón Jiménez.

    Stéphan Etcharry (Université de Reims-Champagne Ardennes) : Joaquín Turina correspondant à la Revista musical de Bilbao : le regard d’un compositeur espagnol sur la vie musicale parisienne et la musique française (1910-1913).

    12h15 : discussion / 12h30 : déjeuner

    > 14h30 – 3e session : La figure de l’artiste-critique (2)

    Présidente de séance : María Nagore Ferrer

    María Palacios Nieto (Universidad de Salamanca) : Le compositeur-critique : le cas de Juan José Mantecón dans le journal La Voz.

    Paulo de Castro (Universidade Nova de Lisboa) : Le discours sur la musique au Portugal : le cas des compositeurs-critiques Luís de Freitas Branco et Fernando Lopes-Graça.

    15h20 : discussion / 15h30 : pause

    > 15h45 – 3e session : Musicologues et musicographes

    Président de séance : Paulo de Castro

    María Cáceres Piñuel (Université de Berne) : La critique musicale de José Subirá pendant la Seconde République (1931-1939).

    Hélène Frison (Université Paris XIII) : Adolfo Salazar : une conception partiale de la critique musicale ?

    + Ruth Piquer (Universidad Complutense de Madrid) : à préciser.

    17h : discussion / clôture de la journée vers 17h30.

    Journée d’étude organisée en partenariat entre le CRLC (Paris – Sorbonne), le CELLAM (Université Rennes 2) et l’Institut universitaire de France, dans le cadre du programme « La critique musicale au xxe siècle ».


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